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Cambridge Analytica : Facebook fait appel en Grande Bretagne


Technologie : Condamné à payer une amende de 560.000€ en octobre dernier, l'entreprise dénonce une mauvaise compréhension des enjeux et du fonctionnement du réseau social par le régulateur britannique.

Facebook fait appel d'une amende qui lui a été infligée par l'équivalent de la Cnil en Grande Bretagne (OIC - Information Commissioner's Office) suite au scandale de Cambridge Analytica. Les responsables du réseau social affirment que le régulateur n'a trouvé aucune preuve que les données personnelles des utilisateurs britanniques ont été partagées de manière inappropriée. L'amende de 500.000 £ parait donc injustifiée à l'entreprise.



Le mois dernier, l'entrperise avait été reconnue responsable de n'avoir pas effectué les contrôles appropriés sur les applications et les développeurs qui avaient accès aux données de ses utilisateurs. De quoi constituer aux yeux du régulateur une "grave violation de la loi".

Cette affaire a mis en lumière le fait qu'un universitaire de l'Université de Cambridge - le Dr Aleksandr Kogan - a utilisé un questionnaire de personnalité pour recueillir jusqu'à 87 millions de détails sur les utilisateurs de Facebook. Une partie de ces données ont ensuite été partagées avec la société de conseil Cambridge Analytica, qui les a utilisé pour cibler des électeurs lors de campagnes de publicité aux États-Unis.

L'OIC a imposé la sanction maximale possible à Facebook. L'enquête de l'OIC a révélé qu'entre 2007 et 2014, Facebook a permis le partage "injuste" des données des utilisateurs de son service avec des développeurs, et ce sans "consentement clair et informé". Cambridge Analytica a pu accéder aux données des utilisateurs sans leur consentement aux fins de profilage des électeurs. Pendant cette période, il s'est avéré qu'il suffisait d'être ami sur Facebook avec quelqu'un qui avait utilisé l'application quiz de l'entreprise Cambridge Analytica pour que ses renseignements soient partagés.

"L'enquête de l'OIC est née de la crainte que les données des citoyens britanniques aient pu être affectées par (le scandale) Cambridge Analytica. Mais ils (les enquêteurs) ont confirmé ne pas avoir trouvé de preuve suggérant que le Dr Kogan ait jamais partagé des informations sur les utilisateurs de Facebook au Royaume-Uni avec Cambridge Analytica" a déclaré Anna Benckert, l'avocat sur Facebook selon la BBC.

"Par conséquent, l'argumentation de l'OIC ne porte plus sur les événements impliquant Cambridge Analytica. Au lieu de cela, leur raisonnement remet en question certains des principes de base de la façon dont les gens devraient être autorisés à partager des informations en ligne, avec des implications qui vont bien au-delà de Facebook, c'est pourquoi nous avons choisi de faire appel".

Un organisme indépendant, connu sous le nom de tribunal de la Chambre générale de réglementation, examinera la contestation. S'il n'est pas satisfait de la décision, Facebook peut ensuite porter l'affaire devant une Cour d'appel.

En Italie, Facebook a accepté de payer plus de 100 millions d’euros, pour solde de tout compte, après une enquête pour fraude fiscale, a annoncé hier jeudi le fisc italien. L’accord passé avec Facebook vise à "mettre un terme au contentieux relatif aux enquêtes fiscales menées par la Garde des Finances et coordonnées par la procureur de la République de Milan, concernant la période 2010-2016" a expliqué le fisc italien dans un communiqué.

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